J'irai tuer pour vous, Henri Loevenbruck

 




LU en audio-livre par Benjamin Jungers. 

Je ne suis pas une adepte des thrillers d'espionnage et pourtant, celui-là, j'ai adoré. L'histoire s'inspire du récit d'un homme ayant vraiment travaillé pour les services secrets français et que l'auteur remercie à la fin du roman (de façon posthume, puisqu'il est mort).

Marc Masson, déserteur de l'armée, va être enrôlé par la DGSE, en tant qu'agent externe. L'intrigue débute en 1985 quand Paris est frappé par une vague d'attentats. Qui sont les commanditaires, comment stopper ce mal aveugle ? Le jeune agent est prêt à tout pour protéger son pays, prêt même à sacrifier sa vie personnelle et sentimentale. Le livre a cela de vraiment excellent qu'il mêle habilement la vie privée de Marc a son rôle d'agent secret. Le lecteur a l'impression de vivre les choses de l'intérieur. Il y a des dialogues savoureux entre Pasqua, Mitterrand et Chirac, entre autres, ce qui apporte au récit une crédibilité qui ravive certains de nos souvenirs. L'affaire des otages du Liban, le consortium Eurodif, la réélection de Mitterand. C'est très documenté sans jamais être ennuyeux. Le roman termine à notre époque, avec d'autres attentats, ceux de Charlie et du Bataclan. Le cercle infernal continue. Le personnage désabusé dira à la fin : " On n’éradique pas le mal, on le repousse seulement (...), aujourd'hui c'est l'islam qui est malade, il se laisse bouffer par l'intérieur, par des cellules malignes qui, s'il ne les combat pas, finiront par le détruire..."

Ce livre m'a donné envie de me replonger dans cette affaire des otages. C'est tout l'intérêt d'un roman je trouve, c'est de personnifier des évènements et de pousser la curiosité du lecteur. Eh bien, en ce qui me concerne, Henri Loevenbruck a réussi son coup. Bravo pour ce roman à la fois brillant, percutant et passionnant !!! 

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